Sans rancune « Père Noël » ! On t’aimait bien quant même tu sais. (Partie 2) Echec ou pari tenu ?

D’un coté la force violente répétée, quasi légalisée, basse et méprisable et de l’autre une communauté musulmane paisible et docile qui par cette passivité autorise tous les abus et toutes les violences.
Personne mieux que nous même ne pourra dire nos souffrances. Personne mieux que nous-mêmes ne pourra savoir ce qui est vraiment traumatisant et trouver les solutions à ce traumatisme ainsi qu’à ces échecs cuisants que nous essuyons dans tous les domaines et qui se traduisent notamment par des taux d’échec scolaires qui nous laissent sans voix.

Suffit il d’opter pour des options politiques et autres mesures gouvernementales et d’en refuser certaines autres pour se réformer et souhaiter réformer ? Ou faut-il que nous travaillions désormais à nous inscrire dans un processus plus vaste de civilisation en pensant les moyens de cet engagement civilisationnel constructeur de sens et de réussite et de progrès ?

Il m’arrive parfois, pour tenter de la comprendre, de m’arrêter sur l’attitude « nihiliste » de certains qui clament l’inutilité de toute implication citoyenne et par là dénoncent l’inefficacité de l’expression par excellence de cette citoyenneté, qu’est le vote.
Et je réalise qu’il est quelque part concevable de penser que ce vote n’ayant pas les effets escomptés, on puisse dénoncer son « inutilité ». Mais est il besoin de préciser que, ne s’agissant pas d’un vote émanant d’une conscience unie autour d’une finalité, s’étant fixé un objectif concerté autour d’une éthique commune et d’objectifs politiques et sociaux communs, effectivement les effets de ces votes sont dérisoires, voire insignifiants.
D’ailleurs selon des règles simples de calcul, combien de fétus de paille faudrait il amonceler pour que ces dits fétus aient enfin un poids non négligeable dans la balance des enjeux nationaux et mondiaux? Et d’abord ne faudrait il pas que ces fétus de paille n’en soient plus et se métamorphosent en des éléments dignes d’intérêt et dignes de considération et ceci en s’attelant à donner poids et consistance à notre présence?

Cette crainte de la différence est devenue chez nous une quasi obsession et nous mène à la dissolution ontologique, spirituelle et sociale. Elle nous conduit même à l’acceptation de statuts dans lesquels on veut nous confiner et nous maintenir afin d’empêcher l’émergence d’une communauté pensante : qui produit sa propre réflexion sur le monde, et agissante : qui influe de façon significative en apportant des solutions.

Compartimenter les savoirs afin de donner à chaque « apprenant » comme on l’appelle maintenant, une vision étriquée ou borgne du monde. Compartimenter également les personnalités en « servile » et « pas servile » que l’on marginalise socialement et médiatiquement afin de l’exhiber comme un instrument de peur qui nourrira tous les racismes et toutes les phobies.

A l’image de ces invocations apprises religieusement et présentées comme le « bouclier du croyant » ; le croyant n’a d’autre représentation religieuse que celle de la posture défensive face à un monde offensif dont il veut juste se protéger soit en s’isolant et en revendiquant la posture d’indigénat soit en tentant de l’intégrer économiquement ou par un mimétisme vestimentaire et comportemental en singeant l’autre, espérant que la pâle copie sera assez fidèle à l’original. Quant d’autres tentent de faire le moins de vague possible en optant pour le consensus de principe .Toute fuite en avant qu’elles soit économique ou sociale, même si elle peut en « sauver » quelques uns est un leurre dont il va falloir s’affranchir.

La finalité de l’école est à relire si nous voulons apporter un diagnostic juste aux différentes pathologies qui gangrènent l’Education.
S’agit d’il de former de dociles citoyens et des personnalités indifférenciées ou de former des individus qui maîtrisent savoir, savoir faire et compétences et qui portent un regard critique sur le monde ? Ne faut- il pas pour cela se poser la question des finalités , du contenu des programmes et des méthodes d’enseignement ?

A la lecture de ce diagnostic on comprendra pourquoi le « débat » sur l’aspect traumatisant ou non sur nos enfants, d’une action de boycott des sorties scolaires, relève d’une comédie tragico pathétique. Ou pire encore traduit de façon consciente ou non, le soutien à une politique éducative globale du « tout ludique » débilisant et d’une école dispensatrice d’une culture smicarde minimaliste.

A la base et au final, une école qui n’est pas libre mais orientée par une idéologie laïque ou matérialiste érigée en religion et par une pensée ethnocentrique qui veut faire croire à une portée philosophique et didactique des apprentissages alors qu’il n’en est rien . Il s’agit plus de proposer une lecture simplificatrice voire simpliste du monde ; posture idéologique qui justifie toutes les politiques de répression et à plus grande échelle toutes les ambitions hégémonistes.

L’école n’est plus ambitieuse certes mais nous non plus ! Nous nous contentons désormais de placebo et autres gadgets pédagogiques. Cela se traduit par des plaintes entendues ça et là : « trop de devoirs », « pas assez de sorties », « pas assez d’activités ludiques », « trop de par cœur » etc…

Rappelons pour terminer qu’à une époque pas très lointaine pro et anti s’accordaient sur le fait que l’indigène avait droit « comme » le colon à une instruction. Mais est- il besoin de préciser que l’instruction consentie et dispensée à cet indigène ne pouvait dépasser l’enseignement d’un français simple et principalement oral. Et qu’il n’était en aucun cas question de lui enseigner l’histoire, la philosophie ni même la littérature française.

Autrement dit posons nous la question de savoir si ce que nous nous nommons échec de l’éducation n’est pas pour d’autres un projet réussi et un pari tenu ?
Auquel cas n’est il pas temps pour nous aujourd’hui de fonder, loin de ces écoles sinistrées, les écoles de l’édification d’un vrai savoir et d’une vraie promotion.

 

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