Paris et Tel Aviv se rapprochent… circulez, il n’y a rien a rajouter !

Après une plaque Théodore Herzl, un square Yitzhak Rabin et bientôt une Esplanade Ben Gourion, le maire socialiste Bertrand Delanoë se rend à Tel Aviv pour signer un « pacte de coopération et d’amitié avec la ville Israélienne… Les villes échangeront à terme des informations sur le développement durable, l’urbanisme et les nouvelles technologies ».

On en pleurerait de rire tellement c’est scandaleusement écoeurant !
Toujours cette politique de la main tendue, alors que le rapport Goldstone parle à propos de l’opération « plomb durci » d’ « actes assimilables à des crimes de guerre et peut-être, dans certaines circonstances, à des crimes contre l’humanité »,

Mais il ne s’agit pas d’un rapprochement unilatéral nous dira t’on d’un ton doucereusement cynique, puisqu’il est question d’inaugurer une plaque… Ahmed Yassine ? Non vous n’y êtes pas ! Alors un square… Yasser Arafat ou même Salah Hamouri ? Non vous n’y pensez pas ! Le « contre poids » sera fait avec une place du nom du poète palestinien Mahmoud Darwich !

D’ailleurs, était il pertinent de souligner qu’il s’agit d’un maire PS, quand on sait que la pensée unique ou plutôt que cette stratégie idéologico colonialiste est constante malgré les changements de gouvernement ?

Dominique Strauss Khan, dans un entretien à Emile Malet de février 1991, sur la question : « Juif en France ? Considère que tout Juif de la diaspora, et donc c’est vrai en France, doit partout où il le peut apporter son aide à Israël. C’est pour ça d’ailleurs qu’il est important que les Juifs prennent des responsabilités politiques.

Plus récemment les propos tenus sur RMC par Manuel Valls député socialiste de l’Essonne à propos des grèves qualifiées d’ « insupportables » pour les usagers.

Sans oublier les « dérapages » répétés de Georges Frêche et autres messages haineux, gratuits, diffamants, racistes, islamophobes, tenus ça et là , au gré de la direction des vents et de la force des courants. Mais de tout bord apparemment on commence à avoir le pied très marin !

Ne faut-il pas se résigner et se rendre à l’évidence que cette levée de bouclier fait bien partie de la mise en place d’un front uni pour une vision idéologico ethnique de l’appartenance au monde dit « civilisé » et par là en devoir de « croisade civilisationnelle »?

Quand, 62 ans après la spoliation faite au peuple palestinien, l’armée israélienne d’occupation en est encore à tirer à la mitrailleuse sur des enfants pour essayer de contenir une révolte juste et inexorable, ne voit-on donc pas de quel côté se trouve le droit et la justice ?

Qu’attendent les gouvernements prompts à donner des leçons de « modernité » à tous ces peuples « barbares », pour sanctionner politiquement et économiquement cet Etat meurtrier ?

Peut- on nous ici, sachant cela, et au nom de la règle du « moindre mal » ou du « moins pire », plébisciter un parti (en sachant que nous allons vers un schéma politique bi polaire) plutôt qu’un autre lors d’échéances électorales aux enjeux mêmes locaux ?

La question est cruciale et demande à être posée. Et demande surtout qu’on y réfléchisse vraiment à la lumière de nos valeurs, de nos fondamentaux et surtout des projets qui sont les nôtres.

A part les considérations khobzistes ou opportunistes ou de celles qui disent vouloir faire bouger les choses mais qui n’ont réussi pour le moment qu’ à faire bouger le camion de collage d’affiches en période électorale , ou au mieux ont réussi à obtenir un appartement du coté imposable de la ville, sans compter ceux qui sont prêts à « négocier » pour obtenir la Kaaba alors qu’il nous faut prendre la Mecque, de quelles autres considérations nous faudra t’il tenir compte dans ce débat qui justifierait ou qui ne justifierait pas le fait que désormais nous refusions de plébisciter tout parti qui ne se prononcerait pas de façon claire en faveur de la lutte armée du peuple palestinien.

Rappelons à la gauche que le vote est l’ultime expression de la souveraineté du peuple si bien que la lisibilité de son opposition à une telle politique se fera par les urnes sachant qu’en région parisienne, un électeur sur deux est de référence afro maghrébine et qu’au plan national, c’est un électeur sur dix.
Pour l’exemple, 60% des villes de la Seine Saint Denis sont traditionnellement détenues par la gauche, leur assurant la présidence du Conseil Général.

Quant aux élus de la majorité qu’ils sachent que si 53% des électeurs ont choisi le président sur la base de ses promesses électorales, 47% des Français n’ont eux pas été convaincus.

Bien entendu, loin d’opter pour une vision binaire du monde, il s’agit plus d’appeler à travailler à l’acceptation de la pluralité dans une communauté de destin.

Quoiqu’il en soit le MCD salut le peuple palestinien et son combat et réaffirme son soutien à la résistance armée, violence légitime affirmée par le droit de se défendre face à l’oppression.

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