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Faouzia Zebdi-Ghorab.Essayiste

« Le soleil parait se déverser partout et il se déverse bien, mais sans s’épuiser. Car ce déversement est une tension, ses rayons sont appelés aktines, d’après le mot ekteinesthai [ s’étendre]. L’on verra ce qu’est un rayon, si l’on considère la lumière venue de soleil pénétrant dans une chambre obscure par une ouverture étroite ; elle se tend en ligne droite, puis se termine en quelque sorte à la paroi solide qu’elle rencontre et qui la sépare de l’air placé au-delà ; mais elle se fixe là sans glisser ni tomber. Tel doit être aussi le mode d’expansions de la pensée, non pas un écoulement, mais une tension ; qu’elle ne se heurte pas violemment et furieusement contre les obstacles qu’elle rencontre ; qu’elle ne tombe pas, mais qu’elle se fixe en éclairant l’objet qui la reçoit ; car cet objet se priverait de lumière, s’il ne se laissait pas atteindre. » Marc Aurèle

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