La Sainte Alliance et L’aube de L’Odyssée

Le nom de bataille de la nouvelle croisade de la « sainte alliance » menée contre la Libye cette fois, porte désormais un nom « aube de l’odyssée ».
Les coalisés se lancent donc dans une nouvelle épopée à l’image de cet Ulysse qui continue son périple et le termine par une terrible vengeance.
Le voyage risque certes d’être mouvementé, ponctué d’aventures singulières, mais il s’agit d’aventures et donc on suit l’actualité de cette « opération » en espérant les rebondissements qui mettront un peu de piquant à cette épopée franco- anglo – étasunienne.

« Aube de l’odyssée » nous sommes dans l’antonomase symbolique, qui préfigure le récit de ces pilonnage comme les exploits guerriers d’un peuple héroïque contre des hordes de « monstres » quasi mythiques relevant d’un autre âge ou plus précisément d’une autre inhumanité.

D’ailleurs les journaux télévisés font chaque soir le « récit de la journée ». Sans oublier de ponctuer chaque phrase par cette formule insistante et récurrente de « la Libye de Khadafi » ; formule qui innocente de toute intention hégémonique bassement financière et qui place ces actes de violence dans le cadre d’une campagne menée exclusivement contre les tyrans sur la liste desquels figurait précédemment Saddam Hussein.

Et d’ailleurs le mot « aube » nous laisse présager une liste encore longue puisqu’elle n’est que le prélude au lever du soleil et donc au début d’une journée « d’épuration » qui peut s’avérer très longue.

Ou peut être faut-il voir dans ce mot le vêtement liturgique porté par ces hommes au service de Dieu et chargés de la mission de ramener les brebis égarées vers le troupeau ? La question étant de comprendre qui sont les brebis égarées, où est le troupeau et qui en est le berger ?

Mais que peut une légende contre la réalité non pas d’un homme mais d’un peuple entier bien réel lui ? Que peuvent les chimères et autres utopies impossibles contre la volonté de tous ces peuples qui ont impulsé ce souffle révolutionnaire ; souffle qui, quoiqu’il advienne, aura essaimé les graines de la liberté qui un jour ou l’autre germeront parce qu’elles ont déjà pris place dans tous les esprits.

La victoire est dans le cas des patients et aux endurants et non dans la supériorité numérique, ni dans les appellations symboliques et autres enfumages terminologiques. La supériorité est avant tout une supériorité éthique et ontologique face à un Occident dé humanisé que rien n’unit sinon des préoccupations géostratégiques, une défense inconditionnelle d’Israël et des intérêts financiers bien évidents dans le cas de la Libye et dans tous les autres cas.

Tous ces peuples à l’aube d’une vraie révolutions vivront peut être l’épisode du cheval de Troie car la traitise aux aguets, attend la moindre opportunité pour se manifester à travers des conseils nationaux et autres organes de pseudo transition.

Mais l’Histoire a ses « raisons » que l’ennemi ne connaît pas ou ne maîtrise pas entièrement. La seule condition de cette victoire restant la patience sereine et éclairée dans une endurance ferme et organisée.

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