Inauguration officielle de la place Adolf Hitler en présence du maire de Paris et de nombreux officiels Français.

C’est officiel Monsieur Bertrand DELANOE, inaugurera dimanche 13 avril 2010 l’esplanade Adolph Hitler. En effet le Maire de PARIS, a fait voter en Conseil de Paris un voeu qui donnera à la place face au musée du Quai Branly, le nom de Mr Adolphe Hitler. Cette décision résulte d’un vote unanime des groupes de la majorité municipale (PS, PCF, Verts).

Il s’agit, selon le Conseil de Paris, de « rendre hommage à une personnalité exceptionnelle » et « d’honorer la mémoire d’un des plus grands hommes du 20ème Siècle ».
Nous sommes très fiers de cette décision qui rend hommage à un des pères fondateurs de l’Etat nazi et sommes reconnaissants aux élus du Conseil de Paris.
Vous trouvez cela incroyable ? Vous êtes scandalisés, horrifiés même ? Mais pourquoi ?
Est ce plus incroyable, plus scandaleux, plus horrible que l’inauguration, bien réelle elle, de l’esplanade David Ben Gourion ?
Ben Gourion, chef incontestable du mouvement sioniste, fondateur de l’Etat d’Israël, créateur de Tsahal, qui regroupe la Haganah (organisation secrète armée clandestine sioniste), l’Irgoun ( organisation militaire) et le Lehi ( groupe armé radical), premier Premier ministre de l’Etat israélien, penseur du nettoyage ethnique en Palestine, a brillé certes oui, mais par son immoralité et sa barbarie : « Je suis pour le transfert forcé. Je ne vois rien là d’immoral » (David Ben Gourion à l’exécutif de l’Agence juive, juin 1938) ou encore « les arabes devront s’en aller ».

Si pareil homme a mérité un tel égard de la part de nos élus, pourquoi un Adolph Hitler, un Mussolini, un Ceausescu, un Pinochet… ne pourraient pas en espérer autant ? Pourquoi ne feraient ils pas partis, comme David Ben Gourion de la liste des 100 hommes élus par le magazine Time comme les plus importantes personnalités ayant influencé le XXe siècle ?

Avant même son entrée en Palestine, David Ben Gourion, (David Guren de son vrai nom a émigre en Palestine à l’age de 20 ans !), « cette personnalité exceptionnelle » déclare publiquement que les sionistes revendiquent toute la Palestine. Son rêve, une Palestine purement juive à l’instar de celui qui a voulu une Allemagne purement aryenne.
« Nous devons à tout prix empêcher leur retour » (déclaration du 16 juin 1948). « Nous devons tout faire pour nous assurer qu’ils ne reviennent jamais… Les vieux mourront et les jeunes oublieront. » »

Si la pensée est fétide et bafoue les fondements de notre humanité, l’action quant à elle est barbare et peut être résumée à trois mots : transfert, destruction et nettoyage ethnique : « Il faut maintenir une réaction forte et brutale.Nous devons être précis sur le moment, l’endroit et ceux que nous frappons. Si nous accusons une famille- il faut la frapper sans merci, femmes et enfants compris …Pendant l’opération il n’y a aucun besoin de distinguer coupables et non coupables » (Journal de Ben Gourion 1er janvier 1948)

Faut-il continuer à narrer les « exploits » de « cet illustre personnage » dont on veut honorer les faits d’armes ?

Et bien mises à part les clauses qui reconnaissent la légalité de l’Etat juif en Palestine, ce même David Ben Gourion déclare caduques les clauses de l’ONU, notamment la résolution de partition des Nations unies du 29 Novembre 1947.
Il déclare à l’appui : « il n’y a aucune limite territoriale au futur Etat Juif » (Journal de Ben Gourion 7 octobre 1947)

Que pense t’il donc des différents accords de paix ? Y croit-il vraiment ? Sa réponse : « Pourquoi les Arabes feraient-ils la paix ? Si j’étais, moi, un leader arabe, jamais je ne signerais avec Israël. C’est normal : nous avons pris leur pays. Certes, Dieu nous l’a promis, mais en quoi cela peut-il les intéresser ? Notre Dieu n’est pas le leur. Nous sommes originaires d’Israël, c’est vrai, mais il y a de cela deux mille ans : en quoi cela les concerne-t-il ? Il y a eu l’antisémitisme, les nazis, Hitler, Auschwitz, mais était-ce leur faute? Ils ne voient qu’une chose: nous sommes venus et nous avons volé leur pays. Pourquoi l’accepteraient-ils ? Ils oublieront peut-être dans une ou deux générations, mais, pour l’instant, il n’y a aucune chance. Alors, c’est simple : nous devons rester forts, avoir une armée puissante. Toute la politique est là. »

N’est ce pas une autre façon de reconnaître d’abord que la question de la Palestine est l’affaire du monde arabo-musulman dans sa totalité et du monde tout court, et surtout qu’elle est la mesure de sa dignité et le paramètre de sa volonté et de sa force ?

Cette volonté et cette force proviendront t’elle d’une volonté globale ou de réformes individuelles qui une fois unifiées, infléchiront les institutions par lesquelles est sensée s’exprimer cette volonté globale ?

En attendant nous assistons sceptiques, quant le désarroi ne s’y substitut pas, à la sempiternelle rhétorique guerrière des arabes et des musulmans, slogans scandés poings levés, sans qu’ils soient prolongés par une préparation sérieuse et réelle. Divergences des avis, disparité des voies et des modes d’action, dispersion des efforts, discordance des voix, plutôt qu’une pensée organisée autour d’un but essentiel, qui éclaire l’action et l’oriente.

Et pourtant notre ennemi en tant qu’hommes, est l’injustice d’où qu’elle provienne même de nous-mêmes. A partir de ce postulat de départ, de ce combat, dépendra la sauvegarde de notre humanité avant même celles de nos idéaux.

Les palestiniens en toute légitimité et dignité usent de la violence légale en tant que droit à la lutte contre l’occupant mais surtout en tant qu’obligation de résister à l’injustice et devoir de se libérer de l’oppression.

Les politiques nationales et internationales quant à elles ont montré leur impuissance, subie, consentie, ou même politiquement voulue, à mettre un terme à la politique catastrophiquement jusqu’auboutiste d’Israël.

Comment dans un combat idéologique et politique, soumettre ces instances à la recherche réelle de la voie du droit et de la paix ?

Les manifestations et autres sursauts sporadiques y ont-ils suffi ?

Devenir force de proposition dans tous les domaines face au diktat de la pensée uniformisée, et se donner les moyens politiques d’imposer ces propositions afin de ne plus assister impuissants à l’impunité et à l’arrogance sioniste.

Traquer, pour y remédier, tous les facteurs qui ont permis et qui permettront encore qu’impunément des hommes spolient d’autres hommes de leur terre et de leurs biens aux vues et aux sues
d’une opinion publique internationale démunie ou complice, peu nous importe vu que le résultat est le même,

Et si beaucoup en France notamment, s’identifient aux palestiniens n’est ce pas parce qu’ils partagent cette empathie fraternelle de lutte contre l’exclusion et l’apartheid. Ce qui conforte l’idée selon laquelle la lutte pour la justice n’a pas de couleur et ne peut être partisane.

Au service du rétablissement de certaines vérités, arracher la justice et la dignité pour tous en provocant les vrais débats en appelant notamment un chat un chat et un raciste un raciste.

Vous aimerez aussi...

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *