Attentat «à la chaussure». Le prévenu risque entre 5 et 15 ans de prison !

Le journaliste irakien Mountazer al-Zaïdi, qui a lancé deux chaussures en direction du Président américain Georges Bush, en visite à Bagdad, risque entre 5 et 15 ans de prison. Fait gravissime, acte barbare qui mérite en effet toute la sévérité du tribunal. : « Une chaussure a failli atteindre le sacro-saint visage de l’icône étasunienne. » Quel scandale ! Quelle ignominie ! Vous n’y pensez pas ! Cet attentat aurait pu coûter à Bush d’être souillé par une poussière « chausssurielle terroristo-arabo-islamique » (une des plus mortelles parait- il).

Aucune comparaison possible entre cet acte odieux, cette barbarie à visage ouvert et le traitement accordé aux prisonniers de Guantanamo et d’Abu Ghraib et les tristement célèbres photos de soldats américains torturant et terrorisant avec leurs chiens des prisonniers iraquiens. Ou le récit de soldats américains préférant écraser avec leurs engins blindés un enfant iraquien plutôt qu’un chien.

Aucune comparaison possible entre cette barbarie impie de « lancer de chaussures » et la transformation de l’Irak en un cimetière ouvert où les seules créatures qui ont la chance d’être épargnées sont les chats et les chiens (cf. opération baghdad pups qui s’occupe du « rapatriement » aux Etats-Unis des chiens et des chats iraquiens « menacés par la guerre et la famine ! »).

Aucune comparaison non plus entre cette dégénérescence du comportement humain et le soutien inconditionnel à Israël qui, en toute impunité, perpétue ses crimes infâmes contre un peuple « génocidé ».
Aucune comparaison enfin, entre ce crime crapuleux et l’occupation de l’Afghanistan et son lot d’humiliations, de frustrations et de morts au quotidien.

D’ailleurs, tous les chiens de garde ont vite compris qu’il n’y avait que le sang pour laver l’affront fait au Seigneur et donc, sans attendre la mascarade d’un procès, le sang de ce journaliste a commencé à couler sur les tapis après que les services de sécurité irakiens et américains l’aient embarqué manu militari. En même temps que des journalistes irakiens se sont levés pour s’excuser auprès du président américain.

Chargés de faire respecter l’ordre, ou plutôt le désordre, toutes ces chiens de garde nauséabonds au service des élites et de leur logique guerrière, domestiqués et engraissés par leurs maîtres, lèchent les bottes des néocolonialistes et aboient sur commande en étant capables de tout, et surtout du pire.

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